Adoptée en session plénière le 23 juin 2026 (84 voix pour, aucune contre, aucune abstention), l’étude « Culture dans les territoires » a été présentée par Morgane Poupard, au nom de la commission Culture – Patrimoine – Sport – Tourisme – Vie associative du CESER.
Elle s’appuie sur des plateaux d’auditions menés dans neuf territoires ligériens, urbains, ruraux, littoraux ou touristiques, auprès d’élus, d’agents, d’associations et de bénévoles. Le patrimoine n’en est pas le sujet central, mais il traverse beaucoup de ses constats.
Ce qu’il faut en retenir pour la filière patrimoine
Un financement régional en recomposition
Le rapport rappelle que les Pays de la Loire font partie des rares régions où le patrimoine pèse lourd dans le budget culturel. Depuis 2025, la Région a toutefois revu son périmètre d’intervention et abandonné plusieurs aides de fonctionnement, tout en maintenant son soutien aux grands opérateurs, dont Fontevraud.
Des outils de gouvernance encore inégalement accessibles
Projets culturels de territoire (PCT), contrats territoriaux, labels comme Villes et Pays d’art et d’histoire : ces dispositifs structurent l’action publique, y compris patrimoniale. Mais ils demandent une ingénierie que les petites collectivités n’ont pas toujours.
Dans les communes rurales, qui entretiennent souvent le patrimoine sans service dédié, le CESER relève aussi la complexité des démarches. Il plaide pour des guichets uniques ou des référents territoriaux et pour la mutualisation des compétences.
Le patrimoine comme porte d’entrée vers la culture
Plusieurs exemples sont cités : à Noirmoutier-en-l’Île, la cour du château transformée en parc public et ouverte aux expositions, escape games et projections ; au Pays de Château-Gontier, des événements patrimoniaux gratuits pour les scolaires et l’usage de lieux emblématiques pour des spectacles scolaires ; à Saumur, des actions de médiation menées par le Château-musée et le label Ville d’art et d’histoire.
Le mécénat, avec prudence
À Saint-Nazaire, un fonds de mécénat de 300 000 € comprend un axe consacré à la valorisation des patrimoines du XXe siècle. Le CESER salue l’initiative mais rappelle que le mécénat, volontaire et dépendant du tissu économique local, ne peut pas se substituer au soutien public.
Des fragilités communes
Dépendance au bénévolat et difficultés de renouvellement, financements incertains, besoin de médiation reconnue : le rapport invite à s’appuyer notamment sur l’expertise de l’éducation populaire pour structurer ce métier.
Source : CESER des Pays de la Loire, « Culture dans les territoires », rapport présenté en session plénière du 23 juin 2026.es territoires », rapport présenté en session plénière du 23 juin 2026.